lundi 5 décembre 2022
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Les transports en commun parisiens : un vol organisé des usagers !

En 2018, les transports en commun de Paris et ses environs ont été empruntés plus de 3,4 milliards de fois. Derrière ce chiffre colossal se cache un chiffre d’affaires s’élevant à la « modeste » hauteur de de 5,7 milliards d’euros.

Pour des millions de prolétaires, le RER ou le métro constituent une partie de la routine journalière illustrée par la fameuse maxime « métro-boulot-dodo », mais surtout un budget important qui rend la vie toujours plus complexe.

Cette nécessité d’emprunter les transports en commun est, de plus, amplifiée par les mesures des faux socialistes, mais vrais opportunistes, qui, avec à leur tête Anne Hidalgo, cherchent à tout prix à empêcher l’accès à Paris aux voitures polluantes (évidement massivement utilisées par les travailleurs du fait de leurs prix relativement bas), en se cachant derrière des excuses faussement écologiques. Tout est fait pour contenter les bourgeois de l’hyper-centre, base électorale des opportunistes de « gauche ».

Le seul moyen de se déplacer convenablement reste ainsi le métro, le bus ou le RER. Néanmoins, il devient de plus en plus compliqué de pouvoir ne serait-ce qu’utiliser ces dits « transports en commun » étant donné le coût toujours plus grand qui est imposé par la RATP.

En effet, le ticket de RER ou de métro coûte 1,90 € soit 3,80 € l’aller-retour. Quant aux billets à tarifs réduits, ils ne sont obtenables que par les familles nombreuses ou les jeunes mineurs. Le Pass Navigo, qui est souvent présenté comme étant l’alternative aux tickets, coûte 75,20 € par mois, ce qui équivaut à l’achat de 40 tickets, et constitue de fait une dépense supplémentaire pour pouvoir aller travailler, étudier ou simplement vouloir aller à une activité culturelle ou sportive.

Nous pourrions être tenté de penser que ce prix est justifié par l’entretien du système ferroviaire. Ce n’est franchement pas le cas. Ainsi, la qualité des infrastructures du métro ou du RER ne justifie en rien ce prix exorbitant : il n’y a quasiment plus de guichetiers, personnes pour aider les étrangers, les personnes âgées ou handicapées à se repérer, il y n’a que très peu de sanitaires, il n’y a pas de moyen de circuler pour les fauteuils roulants, les trains sont bondés et souvent en mauvais état, et les gares souvent infestées par les rats…

C’est un fait : la RATP nous vole au quotidien, nous travailleurs, étudiants, jeunes et retraités.

Il faut également évoquer la répression, aspect important de cette institution, qui, à l’aide de ses agents armés, harcèle de contrôles les jeunes et les étrangers en posant des questions plus qu’indiscrètes, tout en se jetant sur la moindre petite infraction pour amender. L’amende pour une absence de titre de transport s’élève à 50 € et peut monter jusqu’à 135 €. De toute évidence, cela peut dévaster le budget mensuel d’une famille.

Car oui, l’option de frauder est souvent tentante, accentuée par le fait que de nombreux arrêts de métro sont tout simplement dépourvus de distributeurs de billets. Les contrôleurs touchant quant à eux un bonus sur salaire par nombre d’amendes distribuées, aucune négociation ni justification n’est envisageable.

Le contrôle des transports est également un moyen politique de verrouiller la capitale. En effet, lors du 1er mai 2022 par exemple, afin d’empêcher les « débordements », la préfecture a décidé de faire fermer les stations de métro environnantes des points de rassemblements, constituant ainsi une entrave manifeste à la « liberté » de manifester.

Voilà le portrait peu flatteur que l’on peut dresser des transports parisiens, qui cachent derrière une vitrine de modernité et d’écologie un instrument pour extraire l’argent des prolétaires. Prolétaires que l’on préfère cacher sous terre pour laisser notre « belle capitale » aux bourgeois et aux touristes.

Ces prix ne sont de fait qu’un poids de plus qui impacte nos vies, ils constituent encore un autre obstacle pour sortir, aller au cinéma ou voir des amis, contraignant toujours plus les travailleurs à rester dans leurs cités, au cœur des banlieues, là où la répression trouvera une façon de les poursuivre, d’une façon ou d’une autre.

L’augmentation des prix des transports collectifs ou privés participe à la baisse relative de notre salaire, nous devons nous organiser pour conquérir des transports collectifs et de qualité.

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