lundi 24 juin 2024
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Rennes : Rencontre avec le collectif Vérité et Justice pour Babacar

A la suite d’un énième assassinat, celui du jeune Nahel le 27 juin dernier, de nombreux quartiers populaires se sont soulevés, attaquant les bâtiments de l’État, les grandes surfaces et combattant avec leurs propres moyens les chiens de gardes de la bourgeoisie. La colère à éclater pendant quatre longues nuits, une colère juste qui a été méprisée et insulté par le gouvernent ou récupérer par certaines franges politiques en vue de préparer 2027.

Dans ce contexte, les quartiers de Maurepas et Villejean, à Rennes, ont également été animé par de vifs affrontements avec la police. Bien sûr, les révolutionnaires ne peuvent pas simplement laisser retomber ce souffle et laisser la révolte à un simple état de coup d’éclat spontané. Nous devons partir de cette juste colère pour renformer l’organisation de notre classe là où elle vit. C’est avec cette idée en tête que les Jeunes Révolutionnaires de Rennes, ont organisé un temps dans le quartier pour échanger autour de la mort du jeune Nahel, un de plus parmi tant d’autres, mais également de la présence policière grandissante dans le quartier sous le désir de la maire (Nathalie Appéré – PS) qui a pour projet de rénover le quartier suivant la tendance à la gentrification des quartiers rennais.

Malgré la pluie, ce temps d’échange convivial a pu avoir lieu avec deux autres organisations : des camarades de l’Action Révolutionnaire Antiraciste de Rennes ; et le Collectif Justice et Vérité pour Babacar, membre du réseau Entraide et Vérité.

Babacar Gueye était un jeune sénégalais, qui a été assassiné le 3 décembre 2015 dans un immeuble du quartier de Maurepas (Rennes) par cinq balles tirés par des agents de la BAC alors qu’il était menotté et faisait une crise de panique : il avait besoin d’aide médicale. Depuis ce jour, Awa Gueye, sa sœur, a lancé le combat pour établir justice et vérité, à contre-courant du discours porté par la bourgeoisie, ses médias et sa justice. Son combat est un combat de toute une vie, la sienne et celles de camarades par dizaines et par centaines. Ce combat, c’est celui de mères, frères et sœurs, amis et familles qui ont souvent pour point commun de venir de quartiers populaires, et d’être confronté au harcèlement, aux violences, mutilations ou meurtres de la police française. Ce combat, c’est celui de David contre Goliath, à l’image des combats de tous les jours menés sur tous les fronts par notre classe. Ce combat, oppose le collectif a la machine de l’État bourgeois qui déploie tous les moyens pour mater la colère et l’envie de justice : perquisition illégale au domicile, intimidation, destruction des preuves sous scellés (soi-disant un accident), incrimination de la victime pour excuser cet assassinat policier… Ce combat c’est celui d’Awa et du Collectif Justice et Vérité pour Babacar mais c’est aussi le nôtre car il est le quotidien des quartiers populaires de l’État français, ceux où la police chassent, contrôles au faciès, mutilent et assassinent nos frères et sœurs de classes.

Zyed et Bouna, Babacar, Nahel : Pas de Justice, Pas de Paix !
Pour un œil, les deux yeux… Pour une dente, toute la gueule !
Vive la juste révolte des masses !
A bas l’État français et sa police

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